
Ce que je fais depuis plus de 10 ans avec mes clients, je le nomme marketing empathique.
Je le fais depuis que je suis en âge de m’intéresser aux autres (ce qui, dans mon cas, remonte à très loin). Cet article met des mots structurés sur une approche que mes clients reconnaissent déjà dans la façon dont je travaille, mais que je n’avais pas encore pris le temps de documenter clairement.
Si tu travailles avec moi, si tu envisages de le faire, ou si tu veux comprendre exactement ce qui se passe dans une session de profilage psycho-stratégique : voilà.
Avant le marketing, il y avait déjà ça
Au secondaire, je me suis formée en relation d’aide pendant cinq ans. Pas parce qu’on m’y obligeait, mais parce que comprendre ce qui se passe à l’intérieur d’une personne, ça me fascinait. Comment les gens pensent. Pourquoi ils font ce qu’ils font. Ce qu’ils ne disent pas mais qui est là quand même.
Au Cégep, j’étais présidente de l’association étudiante. Et même là, sans le nommer, je faisais déjà ce que je fais aujourd’hui : je cherchais le génie de chaque personne autour de moi pour le mettre en valeur. Je lisais les gens. Je trouvais les mots qui les faisaient briller.
Après, j’ai travaillé en marketing et en expérience client. Directrice marketing. Et là encore, pendant que mes collègues regardaient les données, les parts de marché, les KPIs : moi, je regardais les gens. La psychologie derrière l’achat. Ce qui fait qu’une personne dit oui à une chose et non à une autre. Pas juste rationnellement. Émotionnellement. Identitairement.
Je suis aussi une passionnée de psychologie comportementale — dans le domaine de la criminologie notamment, les tueurs en série, les profils psychologiques complexes, les déviances, etc. Ce qui peut sembler un hobby étrange est en réalité la même obsession appliquée à un terrain extrême : comprendre le comportement humain par en dessous. Chercher le pourquoi derrière le quoi.
En 2012, je me suis lancée à mon compte. Et j’ai continué à faire exactement ça : lire les gens, trouver leur génie, mettre les mots justes dessus. Et maintenant dans le cadre du coaching et de la stratégie marketing.
Je n’avais pas encore un nom pour tout ça. Maintenant, j’en ai un.
C’est quoi, le marketing empathique
Le marketing empathique, c’est une philosophie et une méthode, qui part d’un principe que personne dans l’industrie ne dit vraiment :
Avant de créer une stratégie, une communication ou un contenu, il faut lire les gens.
Pas juste les comprendre intellectuellement. Les ressentir.
Le marketing conventionnel commence par les données, les tunnels de vente, les algorithmes, les meilleures pratiques. Le marketing empathique commence par l’humain. Et tout le reste découle de là.
Il y a une phrase que je répète souvent à mes clients, parce que c’est la vérité la plus simple et la plus importante que j’aie apprise en vingt ans de pratique :
La réponse est toujours dans le message. C’est toujours dans : est-ce que j’adresse la bonne chose à la bonne personne au bon moment.
Pas dans la stratégie publicitaire. Pas dans la fréquence de publication. Dans le message.
Et pour trouver le bon message, il faut lire. Vraiment lire. Pas faire un sondage. Pas remplir un avatar client. Lire l’humain.
Les trois niveaux d’empathie
Ce qui distingue le marketing empathique de l’empathie en général, c’est qu’il opère sur trois niveaux simultanément.
Niveau 1 : lire l’entrepreneur
Comprendre son génie : ce qu’il est vraiment, ce qui a de la valeur en lui, ce qui le rend unique et irremplaçable. Pas ce qu’il croit que les gens veulent entendre. Ce qu’il est quand il n’essaie pas de plaire à tout le monde.
Niveau 2 : lire la cible de ton client
Comprendre la psychologie de la personne à qui il s’adresse. Ce qu’elle ressent. Ce qui la fait bouger. Les leviers émotionnels qui créent la connexion et ceux qui la bloquent. Ce qu’elle a besoin d’entendre pour se sentir vue, comprise, et prête à agir.
Niveau 3 : faire le pont
Traduire. Prendre le génie du client et l’énergie de sa cible, et créer le lien entre les deux avec les mots justes. Des mots qui résonnent parce qu’ils viennent de l’intérieur; pas d’un manuel de copywriting, pas d’une tendance sur les réseaux sociaux.
C’est ce pont-là que je construis. C’est ça, mon travail.
L’outil : le profilage psycho-stratégique
Le marketing empathique, c’est la vision. Le profilage psycho-stratégique, c’est l’outil qui permet de l’opérationnaliser.
C’est un processus en quatre phases que j’ai développé et raffiné au fil de mes années de pratique. Voilà comment ça se passe concrètement.
Phase 1 — Lecture
Avant même de te rencontrer, je lis.
J’analyse tes communications existantes : site web, réseaux sociaux, pages de vente, courriels, contenu. Je cherche les incohérences : les endroits où ce que tu dis et ce que tu es ne s’alignent pas. Je capte une première impression de ton énergie et de ce qui ne sonne pas juste dans ta façon de te présenter.
La plupart des gens ne voient pas ces incohérences parce qu’ils sont dedans. Moi, je les vois parce que je regarde de l’extérieur, avec l’intention de comprendre.
Phase 2 — Excavation
L’entrevue est le cœur de tout. Mais c’est pas une entrevue marketing standard.
Je ne te pose pas les questions habituelles. Je m’arrête sur les mots que tu choisis (pourquoi ce mot-là et pas un autre?) Je creuse tes exemples, tes histoires, les moments où tu as été dans ton plein pouvoir. Je capte ce que tu dis, ce que tu ne dis pas, et ce que ton énergie et ton non-verbal me communiquent.
J’écoute aussi avec autre chose que mes oreilles. Je reçois des images, des impressions, des mots qui viennent. Ce n’est pas de la magie, c’est de la clairsentience, combinée à des décennies d’observation fine du comportement humain. Les deux ensemble.
Idéalement, on fait aussi des entrevues avec ta cible réelle. Pas un persona imaginaire. De vraies personnes qui vivent le problème que tu résous. C’est rare que quelqu’un fasse ça. C’est pourtant là que les leviers les plus puissants se cachent.
Après l’entrevue, il y a une étape que je ne saute jamais : la décharge. Avant d’analyser quoi que ce soit, je laisse sortir ce que j’ai capté : par l’écriture, en dialogue, avec mon partenaire de réflexion, peu importe le canal. C’est dans cette étape que les pépites remontent. Que les angles morts se révèlent. Que l’image juste émerge.
Phase 3 — Révélation
C’est là que tout se cristallise.
À partir de l’entrevue et de la décharge, je construis ton portrait stratégique. Ce que ça produit :
- Ton archétype de génie — pas un titre générique, pas un positionnement construit de l’extérieur. Quelque chose qui vient de l’intérieur et qui te fait te reconnaître quand tu l’entends.
- Les leviers de conversion de ta cible — ce qui la fait vraiment bouger, émotionnellement et identitairement.
- Les mots justes — ceux qui résonnent parce qu’ils sont vrais, pas parce qu’ils suivent une tendance.
- Les idées à communiquer — une dizaine d’angles qui activent des leviers ou désactivent des objections.
- Les incohérences à corriger — ce qui crée de la confusion et dilue ton message.
L’archétype de génie, c’est souvent ce qui surprend le plus les gens. Quand je nomme ce que tu es vraiment (avec une image, une métaphore, une formule qui vient de nulle part et pourtant sonne absolument juste) quelque chose se passe. Tu te reconnais. Tu te sens vu. Et ta cible, quand elle le lira, saura immédiatement si c’est pour elle ou pas.
C’est ça qui règle le vrai problème : le contenu trop générique qui tente de plaire à tout le monde et ne résonne avec personne.
Phase 4 — Incarnation
Le travail ne s’arrête pas au livrable.
La plupart des stratèges te remettent un document et partent. Moi, je reste pour m’assurer que ça rentre dans le corps et que tu habites ton positionnement au lieu de juste le réciter.
Parce qu’un nouveau positionnement, même le plus juste du monde, demande du temps pour s’incarner. Il y a de l’inconfort. Il y a des doutes. Il y a la peur de perdre des clients en te nichant plus clairement.
L’accompagnement à l’incarnation et la mise en action, c’est traverser cette zone avec toi. Pratiquer. Ajuster. Sentir quand ça résonne et quand ça accroche encore.
Ce qui me rend douée pour ça
Je suis douée pour ça parce que j’ai développé quelque chose que la plupart des gens n’ont pas. Pas parce que je suis meilleure qu’eux, mais parce que j’ai passé toute ma vie à le cultiver sans nécessairement le nommer.
Je capte des informations subtiles. Dans le discours d’une personne, dans son non-verbal, dans son énergie, dans les mots qu’elle choisit sans s’en rendre compte. Ces informations sont là pour tout le monde, je suis simplement formée, depuis des décennies, à les recevoir.
Je vois le génie des gens avant qu’ils le voient eux-mêmes. C’est une constante dans ma vie depuis l’association étudiante. Je vois ce qui est précieux en quelqu’un. Je vois le potentiel que la personne ne croit pas encore avoir. Et je suis capable de le nommer d’une façon qui fait que la personne se reconnaît.
Je traduis l’intangible en mots. Les images, les impressions, l’énergie : je les transforme en langage. En positionnement. En message. C’est probablement la compétence la plus rare que j’aie.
J’ai vécu beaucoup. Des succès, des faillites, des deuils, des transitions, des recommencements. Cette expérience de vie me permet de me mettre à la place de mes clients avec une précision que les années d’études ne peuvent pas donner. Je n’aide pas les gens à partir de théories. J’aide à partir de ce que j’ai traversé.
Et j’ai une obsession que je n’ai jamais su éteindre : comprendre pourquoi les gens font ce qu’ils font. Pas juste en surface. En profondeur. C’est cette obsession — nourrie par la relation d’aide, par la psychologie comportementale, par des années de pratique terrain — qui fait la différence dans la qualité de ce que je vois.
Les valeurs qui portent tout ça
Le marketing empathique n’est pas juste une méthode. C’est une façon d’exercer le marketing qui repose sur des valeurs précises.
L’intégrité. Je ne vends pas du rêve. Je ne dis pas à mes clients ce qu’ils veulent entendre si c’est pas ce dont ils ont besoin. Les mots que je trouve pour toi doivent être vrais et si tu ne peux pas les incarner, ils ne servent à rien.
La clarté. La confusion coûte des clients. Un message clair, même s’il plaît à moins de monde, convertit infiniment mieux qu’un message vague qui essaie de tout englober. Ma job, c’est de te sortir du vague et du flou.
La cohérence. Ce que tu dis et ce que tu es doivent s’aligner. C’est la base de la confiance. Et la confiance, c’est le seul fondement durable d’une business et de tes ventes.
L’altruisme. Je m’intéresse profondément à mes clients. Pas à leur dossier. À eux. Ce qui se passe dans leur vie, ce qu’ils vivent, ce dont ils ont besoin. C’est ce qui me permet de faire ce travail avec la précision que je lui apporte.
La simplicité. Le marketing le plus puissant est souvent le plus simple. Une phrase juste vaut plus que dix pages de stratégie compliquée. Je cherche toujours le chemin le plus direct entre ce que tu es et ce que ta cible a besoin d’entendre.
Pour qui c’est fait (et pour qui c’est pas fait)
La voie du marketing empathique est un choix pour se sentir aligner et réduire ses investissements et complexités marketing.
Ce travail est fait pour toi si tu vends tes services depuis un moment, si tu as une expertise réelle, mais que quelque chose bloque. Tes ventes stagnent sans que tu comprennes pourquoi. Tu as l’impression de ne pas arriver à te vendre à ta juste valeur. Ton contenu n’accroche pas comme il le devrait. Tu sens que tu passes à côté de quelque chose, mais tu ne sais pas quoi.
C’est fait pour les gens qui sont prêts à se livrer dans une entrevue, qui ont une intelligence émotionnelle, qui sont ouverts à voir les choses différemment et à des techniques qui frôlent parfois le développement personnel et la spiritualité.
Ce n’est pas fait pour les gens qui démarrent de zéro, qui sont en crise financière aiguë et cherchent une solution rapide, ou qui veulent qu’on produise le contenu à leur place. Mon rôle c’est de te faire voir ce que tu as à dire et comment le dire. Pas de parler à ta place.
Ça vibre pour toi?
Le marketing empathique, c’est ma vision. Le profilage psycho-stratégique, c’est ma méthode. Ce sont des choses que je pratique et raffine depuis que je suis en âge de lire les gens, et que je formalise maintenant en vue d’un programme de certification pour praticiens.
Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire — dans la vision, dans l’approche, dans ce que tu cherches pour ta propre business — je t’invite à me contacter.
Pas pour un pitch. Pour une conversation.
C’est comme ça que ça commence. D’humain à humain.
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Stéphanie Forgues est stratège en marketing empathique et fondatrice d’Effet Synergie. Elle développe et pratique le profilage psycho-stratégique depuis plus de vingt ans, à travers des rôles en relation d’aide, en direction marketing, et en accompagnement stratégique de solopreneurs et d’entrepreneurs.
